24.09.2008

Extinction des feux

Les premières fois vous marquent à jamais et vous laissent comme un tatouage indélébile dans votre mémoire. Je continue mon parcours labyrinthique pour la troisième fois afin de comprendre comment je suis devenu Poussin.

La première fois où tout bascule

J'avais 15 ans et un corps d'adolescent. Fin de seconde, une année de lycée particulièrement folle avec une ambiance géniale et des fous rires en salle d'étude transformée par nos soins en tripot. Mes nuits, depuis près de 18 mois, regorgeaient d'images érotiques à foison. Au lieu de rêver comme les autres de femmes aux proportions généreuses, des hommes au sexe bien droit me caressaient langoureusement et insatiablement et se refusaient à partir de mon sommeil agité et pollué....Je me rassurai autant que possible en me répétant les lectures que j'avais étudiées avec assiduité chez...mon coiffeur. Un adolescent traverse toujours une période où l'attirance pour le même sexe est fréquente mais ne présage en rien son orientation sexuelle future...Mais même si je me martelais le contraire, je savais que je ne tournais pas rond...je savais que ces hommes qui m'offraient chaque nuit leur sexe m'entraînaient ostensiblement vers une direction que je ne voulais pas suivre...

Alors j'ai essayé d'être comme les autres. Au cours de cette année de lycée, je me suis tout doucement rapproché d'une fille qui semblait me plaire ou tout du moins je le croyais corps et âme. Nous avions les mêmes points communs, la même façon de regarderle monde qui s'agitait autour de nous. Une grande amitié est née. Je pensais que je pouvais aller plus loin...sortir avec elle (à l'heure actuelle j'aurai pu dire choper mais nous étions au début des années 90 alors...). Je me suis lancé un matin. Et là quelque chose s'est cassé. Les mots qu'il ne fallait pas prononcer sont sortis de cette bouche : "Je t'aime bien tu sais mais il parait que t'es pd et ça va pas être possible tu comprends ? qu'est ce que les autres vont penser ?"

En y repensant, cette phrase peut paraître anodine maintenant...mais elle a répandu son venin dans mes veines. Il s'est rapidement propagé dans tout mon corps et dans mon cerveau. Tout a sombré dans le noir comme lors d'une extinction des feux programmée. Une cassure profonde s'est creusée. Je tombe dans ma part d'ombre...Je ferme les portes, je les verrouille en les cimentant pour que personne ne puisse les réouvrir. Je ne serai plus qu'une ombre pour qu'aucun ne puisse véritablement savoir qui je suis...un pd. Je devais absolument me faire oublier, être transparent parce que apparemment ça se voyait que j'étais différent...une sorte de maladie avec des symptômes bien visibles. Se replier sur soi, refuser de développer d'autres relations sociales étaient une solution...à moins que...oui j'y ai pensé de nombreuses fois en passant toutes les méthodes que je connaissais. Ca me soulagerait, je ne serai plus une plaie, je ne souffrirai plus, je deviendrai réellement une ombre. Mais comment faire...médoc, corde, lame ?

Ma part d'ombre avait éteint toute la lumière et me rendait dangereux...avec moi.

 

QP n°6 sans rapport...: Qu'est ce que je n'aime pas au sens propre et au sens figuré ?

18.09.2008

Naissance d'une ombre

Les premières fois vous marquent à jamais et vous laissent comme un tatouage indélébile dans votre mémoire.

Je continue dans le dédale mnésique pour comprendre comment je suis devenu Poussin.

La première fois où le trouble s’installe

 

J’avais 12 ans et un corps d’enfant, l’âge où certains garçons débutent leur puberté, où d’autres restent encore enfants, l’âge où les premières histoires de cœur débutent, l’âge où les garçons, imbibés de testostérone naissante, s’intéressent aux filles.

Les séances d’EPS étaient une véritable torture. Je n’étais guère sportif, allez savoir pourquoi mais pourtant je les attendais avec impatience non pas pour la joie d’être choisi en dernier dans une équipe de jeu collectif, non pas pour le bonheur de récolter des 5/20 en athlétisme mais pour le moment où nous nous retrouvions dans les vestiaires.

Mes camarades, pour la plupart, sportifs dans l’âme, dégoulinant de sueurs, prenaient une douche. Moi, je ne pouvais pas. J’avais honte de mon corps, j’étais trop pudique pour me déshabiller et surtout je n’étais pas encore formé. Je prenais alors le temps d’observer mes camarades enlever leurs vêtements. Déjà, en slip, certains semblaient être fort pourvu par Dame Nature et rien que de les voir ainsi j’étais à la fois hypnotisé par leurs formes mais apeuré si, par hasard, mon regard était décodé comme de la convoitise.

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Puis venait le temps de la douche collective, où les corps sont savonnés, où les mecs font des concours de bites (« c’est moi qui est la plus grosse »)…Le lecteur que vous êtes pourrait se dire à ce moment que c’est tout à fait normal de faire une comparaison de taille, que tous les mecs font ça…mais moi j’étais troublé…pas jaloux de la taille de leurs bites…troublé. Il y avait dans le groupe un ado de 13 ans, qui avait repiqué sa cinquième. Pas très futé mais très exhibitionniste. Son grand jeu dans les douches collectives était de se masturber jusqu’à l’orgasme. Et à chaque fois je ne ratais pas une seconde de ce spectacle érotique. Mes yeux étaient rivés sur sa tige bien droite. Il s’astiquait maladroitement et rapidement probablement par peur de se faire gauler. Et moi, au rythme de ses va-et-vient, j’essayai de dissimuler mon érection (c’était relativement simple en y repensant vu la taille enfantine de mon engin) mais ne pouvait pas détacher mon regard de sa queue attendant avec toujours la même pointe de curiosité son éjaculation profuse. Je compris à ce moment là que je n’étais pas normal et qu’il fallait absolument que personne ne s’en aperçoive. J’étais en danger…toutes ces images de sexe masculin polluaient mon esprit. Et ma part d’ombre déploya ses racines pour les enfoncer dans les failles de mon déséquilibre…

 

Photos extraites du blog http://petits-bouts-de-quotidien.blogspot.com/2006/09/de-lombre-la-lumire.html

17.09.2008

Et si j'étais comme...

Les premières fois vous marquent à jamais et vous laissent comme un tatouage indélébile dans votre mémoire.

Lorsque je parcours le fil de mon histoire à travers mon labyrinthe mnésique, je peux extraire plusieurs souvenirs, plusieurs réflexions et décisions qui ont contribué à me construire d’année en année et à être ce que je suis aujourd’hui…

 

…ou comment je suis devenu Poussin

 

La première fois où je me suis posé la question : « Et si j’étais comme eux ? »

 

J’avais 11 ans et un corps d’enfant. Je venais de regarder le journal télévisé du soir avec mes parents. C’était au mois de juin. Fin juin si mes souvenirs sont bons puisque qu’un reportage avait marqué mon attention : la gay pride. A cette époque, je savais ce qu’était l’homosexualité. Je n’avais pas trop d’idée sur le sujet mais j’avais un esprit très ouvert, probablement mature, et je n’étais pas choqué de voir deux hommes s’embrasser. En revanche lorsque je regardais le reportage sur la marche des fiertés, j’étais mal à l’aise non pas à cause des images que je voyais mais plutôt de la réaction de mes parents…un rejet total et même, oui, du dégoût. Pourquoi je me sentais aussi mal ? Ce n’était certainement pas moi qui était concerné par le sujet…Inconsciemment peut-être ce reportage me parlait…

Lorsque je retournai dans ma chambre, ce mal être grandissait. Pourquoi mes parents ne les aimaient-ils pas ? Ils n’étaient pas méchants, juste différents…quoique. Evidemment je pouvais comprendre que des hommes habillés en femme paraissaient étranges, que deux hommes ou deux femmes enlacés tendrement ce ne devait pas être évident mais ou était le problème ?... Mon esprit tournait à 100 à l’heure pour essayer de trouver les réponses.

 

Je me vois encore le nez devant la fenêtre à profiter des dernières minutes de lumière estivale avant de fermer mes volets.

Je me vois encore en train de me changer et de me préparer à aller au lit.

Je me vois encore assis dans mon lit…des larmes coulent sur mon visage d’enfant…Je venais juste de me poser la question : « Et si j’étais comme eux ? »…mes parents me détesteraient à tout jamais. Je ne serai que dégoût à leurs yeux.  Quel serait donc ma vie sans l’amour de mes parents ?

Cette nuit là, je ne dormis point.

Et cette question : « Et si j’étais comme… » résonnerait pendant longtemps encore comme une alarme signalant un danger…proche…trop proche.

08.09.2008

Lendemain de garde : Poussin suce

Quand Poussin rentre de sa garde, il n'est pas fatigué car les montées d'adrénaline de la veille le gardent sous tension, prêt à l'action. Pour se détendre, Poussin se complait dans une activité buccale riche en plaisir...

Sa bouche gourmande et sa langue avide convoitent le fruit du désir

A la fois dur et doux, du rose pâle au rose foncée, parfois rouge rarement noir, ce fruit délicat trouve sa place dans l'antre humide.

La langue s'affole à son contact et débute un va et vient tout autour. La langue suce, rape et caresse.

La bouche s'éveille, accélére ou ralentit le rythme pour faire durer le plaisir.

Et lorsque le nectar sacré vient enfin à s'écouler pour affoler les papilles d'une saveur légèrement sucrée,

Poussin se délecte, et avale goulument sans en laisser la moindre goutte...

 

Aujourd'hui c'est lendemain de garde

Aujourd'hui Poussin suce sans complexe !

28.08.2008

Une bonne définition

2265081418.jpegJ''ai dévoré ce livre en deux jours...record battu !

 

J'y ai trouvé une belle définition qui me ressemble

 

"Etre gay, c'est comme assister à un cours accéléré sur la nature humaine. Premier contact avec la face cachée et souvent peu reluisante des conventions sociales"

07.08.2008

Révélations...

...où comment une discussion aussi futile sur la manière d'utiliser la crème solaire mène à une petite révelation...


Confe
envoyé par NidduPoussin

06.08.2008

Françoise et les Dieux

J’attends impatiemment la voix de Françoise. Vous ne connaissez pas Françoise ?...pourtant elle est de plus en plus présente dans nos vies. Elle est doté d’une certaine intelligence, d’une voix si douce mais métallique autoritaire parfois. Elle parle couramment le français mais je suppute qu’elle l’ait appris à la va comme j’te pousse au fin fond d’un bureau austère…probablement en Allemagne (et pourtant je n’ai rien contre ce pays…).

Je l’attends car lorsqu’elle me dira « à 800 mètres préparez vous à prener l’autoroute » (en français dans la langue de Rabelais…) je serai définitivement en vacances.

 

Vacances pour changer d’air…pour prendre la pause et penser à autre chose…regonfler mes batteries car le jus vital est aux abonnés absents depuis plusieurs semaines.

Abus de caféine. Abus de nicotine. Fatigue chronique. « Larvitude » polluante. Mon libidomètre flirte avec les profondeurs abyssales. Signes inquiétants d’un surmenage imposé par un rythme professionnel de plus en plus exigeant.

Même lorsque ma meilleure amie, qui sait que je bave à grands flots devant ces mâles testostéronés aux poses suggestives lors d’une troisième mi-temps, me gratifie d’une petite vidéo bien sympathique, même là mon corps ne décode plus les signaux de la luxure.

 

Allez, même si je suis une larve en ce moment, je n’en suis pas chien pour autant.

Pour vos yeux… 

05.08.2008

Les lave-linges durent plus longtemps...

Allongés pour une pause tendresse avant de partir diner chez une amie, mon mec, qui ne manque pas d’humour, me fit cette révélation : « Je ne t’échangerai pour rien au monde même contre deux boites de Calgon® »

Je suis resté sur le cul (façon de parler) en lui répondant dans un premier temps « c’est agréable d’être comparé à du Calgon®… » et puis rapidement j’ai ajouté dans un éclair de génie (me sentant soudain l’âme d’un Aladin, frottant sur la lampe à huile,…) « c’est gentil de me dire ces mots tendres…après tout avec Calgon® les lave-linges durent plus longtemps »

C’est beau l’amour…mais pour reprendre cette métaphore car oui c’en était bien une après mure réflexion car l’humour de mon Homme est particulièrement subtil et recherché, notre couple fonctionne comme un lave-linge avec tous les programmes : prélavage, lavage, rinçage, essorage, touche éco…l’eau de notre relation peut être parfois un peu trop « dure » avec le temps. La routine, pire ennemi du couple, peut s’immiscer sournoisement et encrasser la résistance de notre lave-linge. Si on laisse faire la routine, alors cette croute de calcaire risque de paralyser notre relation jusqu’à la panne sérieuse. Heureusement avec Calgon®, pas de souci à se faire…à chaque machine, il protège notre lave-linge et le calcaire, cette vile routine ne se dépose pas sur notre résistance.

Merci mon Homme de ne pas vouloir m’échanger contre deux boites de Calgon®…Je suis encore plus potecteur pour notre lave-linge !

Allez comme vous êtes tous gentils et que je suis d’humeur rieuse je vous rappelle à vos bons vieux souvenirs des années 80 avec Madame Denise…Noter au passage les bons conseils du jeune homme en blouse blanche…ça pourrait être moi.


Pub Calgon
envoyé par captainblood

04.08.2008

Lendemain de garde : Le trou du Poussin

Impatients, bande de voyeurs, vous êtes

Très attendu ce moment d'intimité entre nous

L'eau à la bouche je vais vous en mettre

Car aujourd'hui, c'est l'heure du lendemain de garde...

Donc je vous propose un endroit très particulier, une partie intime de mon corps que j'affectionne tout particulièrement...mon trou. Un joli petit trou que certains doigts autorisés caressent avec volupté, qu'une langue amante lèche jusqu'à l'extase...un petit trou comme je les aime...un petit trou unique à chacun...mais si joli que son exploration s'impose aussi souvent que possible.

Aujourd'hui lendemain de garde c'est le trou du poussin !